Cas de Covid-19 à l’Esp : La psychose règne sur le campus

Cas de Covid-19 à l’Esp : La psychose règne sur le campus

Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Lendemain de détection de cas Covid-19 à l’école supérieur polytechnique (Esp). La panique est palpable dans le temple du savoir, rapporte nos confrères de Walfadjri. Devant la grande porte qui fait face à l’Avenue Cheikh Anta Diop, deux vigiles en tenue noire à l’effigie du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) procèdent au contrôle des entrées.

Les mesures sanitaires qui avaient été jetées à la poubelle depuis quelques mois refont surface. Désormais, il faut montrer patte blanche pour mettre les pieds dans le campus. Au niveau de toutes les portes d’accès, des agents sont postés pour prendre les températures et obliger les visiteurs à se laver les mains. Des mesures qui renseignent sur le niveau d’angoisse à l’université.Devant les amphithéâtres et les directions des différents départements, même dispositif.

Sur le “Couloir de la mort” les va-et-vient sont incessants. Des étudiants, documents à la main, abordent leurs camarades. Des livres, documents photocopiés, stylos, marqueurs, entre autres sont achalandés sur les trottoirs par des boutiquinistes. A la Faculté des lettres et sciences humaines en face des nouveaux bâtiments, quelques étudiants, visages à moitié couverts par le masque, assis sur des bancs distancés, revoient leurs cours. 

Habillé en pantalon “super 100” assorti d’une chemise bleu-ciel avec des souliers noirs, la tête baissée sur les polycopies, cet étudiant de 3ème année de Philosophie du nom de Mamadou Dieng dit ne pas être surpris par ces nouveaux cas de Covid-19 à l’Ucad. Pour lui, le relâchement était tel qu’il avait intégré cette éventualité. “C’était prévisible. La menace était là. Malheureusement, les autorités universitaires n’ont pas été rigoureuses par rapport au respect des gestes barrières. Les étudiants ne respectaient plus les mesures sanitaires.

Il y avait des groupements partout : dans les chambres, les salles de révision, les bancs publics. Ce, avec tous les risques. Moi je viens chaque jour, ici, pour réviser. Mais, je ne peux pas vous dire depuis quand j’ai arrêté de fréquenter les camarades dans leurs chambres. J’ai arrêté même de réviser dans les salles de mon département”, confie Mamadou Dieng. Qui soutient que, depuis l’annonce, avant-hier, des nouvelles contaminations à l’Esp, beaucoup d’étudiants ont déserté le campus pour aller rejoindre leurs camarades logés dans les quartiers périphériques. “Certains camarades sont venus me rejoindre, hier, dans ma chambre à la Gueule Tapée. Ils ont peur de loger dans le campus”, explique-t-il.  

Universcite

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